الأديبة والمفكرة الدكتورة جعدوني حكيمة.
قراءة تحليلية في المشهد الدولي الراهن.
يبدو من الوهلة الأولى أن حاكم الولايات الغير المتّحدة يتّبع سياسات التيار الصهيوني الإسرائيلي، في ظل تاريخ حافل بالاجتياحات والحروب ضد الجوار؟ وهل تشبّع بخطاب رئيس الوزراء اسرائيل الشرق الأوسط، ليعيد إنتاجه بنفس النمط؟ فقد عُرفت إسرائيل بعدوانيتها تجاه محيطها، وهو ما جعلها، تاريخيا، مصدر اضطراب دائم لجيرانها. حتى النبي محمد قال إن اليهود هم جيران سوء.
أم أنّ الصورة أعمق من ذلك؟
أمريكا التي مارست سياساتها الإجرامية في الشرق الأوسط لعقود، تبدو اليوم وكأنها تعيد تطبيق النموذج ذاته في أمريكا اللاتينية. كأنّها كانت تُخفي جرائمها وحقيقتها النكراء خلف واجهة صهيونية إسرائيلية، تُظهر الأخيرة باعتبارها الفاعل المباشر، بينما كانت أمريكا تدير الحرب القذرة من خلف الستار.
وعندما جرّبت أمريكا الوصفة نفسها خارج الشرق الأوسط، ولكن هذه المرّة افتقدت لعنصر التمويه، فبانت يدها التي اعتادت إدارة الفوضى باسم الآخرين. سقط القناع وانكشف المستور. السلوك ذاته، العدوان ذاته، والنتيجة ذاتها. الفرق الوحيد أنّ الحجب رفعت، ولم تعد إسرائيل وحدها تتحمّل دور “الشرير الرسمي”.
لسنوات، لعبت أمريكا دور الواعظ الكوني: حماية العالم ونشر السلام، إسقاط الطغاة، تعليم الشعوب معنى الديمقراطية، وتوزيع دروس القانون الدولي وحقوق الإنسان وحقوق الطفل ومنظمة الصحة العالمية والأمم المتحدة… قائمة طويلة من القيم، استخدمت بدقّة عندما كانت مصالحها تتطلّبها. وحين تغيّر الميزان السياسي لأمريكا؟ أهانت المنظمات، ودهست القوانين، وأُلقت بحقوق الإنسان في سلّة المهملات. فالقوي كما يبدو لا يحتاج إلى قانون، ولكن إلى نشرة أخبار تؤيد وتبرّر له كل شيء، وكأنها لم تكن يوما مرجعية أخلاقية أو قانونية.
إلى ماذا وصلت أمريكا؟
إلى وهم القوة.
أمريكا القوية؟ لا ونعم، قوية بنفسها لاء … بحلفائها نعم.
ثلاثون إلى أربعون دولة حليفة تسير معها “تحت الماء”، تضرب معها، وتصمت معها. حتى الطائرات التي “تقاتل باسمها” والضربات العسكرية التي تنسب إليها، لو عُدّت بدقة، لوجدتم القليل أمريكيّا، والباقي مستعارا من الأصدقاء الأوفياء، ليظهر الدور الأمريكي كواجهة قيادية أكثر صلابة وتنفيذا مباشرا.
فما نشهده اليوم هو الأخطبوط الأمريكي بأذرعه المتعددة: فرنسا، إيطاليا، ألمانيا، حلف الناتو، كندا، الغرب، ودول الخليج، تحالفات تظهر وتختفي، تتقدّم وتنسحب، وفق ما تقتضيه إدارة الصراع لا إنهاؤه.
والسؤال الذي يتعب الضمير العالمي:
لماذا غاب الموقف الأمريكي من حرب فلسطين؟
لماذا لم تدان المجازر ؟
لماذا ترك المدنيون لمصيرهم؟
الجواب، وفق هذا المنظور، أنّ من يخوض المعركة فعليا هم الولايات الغير المتحدة وحلفاؤها، بأدوات مختلفة وبأسماء متعددة. فكيف يمكن لقوة أن تقصف مواقع تدار من منظومتها العسكرية ذاتها؟
فاليهود لا يقاتلون بطبعهم، فهم جبناء فهل انتظرتم أن تقصف أمريكا حلفائها وجيشها في فلسطين.
لهذا ساد الصمت، ولهذا غاب الموقف، لأنّ المشهد لم يكن صراعا خارجيا بقدر ما كان امتدادا لمنظومة واحدة وهي أمريكا التي تقاتل بأقنعة متعدّدة.
Le système américain face à la conscience mondiale.
Par l’écrivaine et l'intellectuelle
Dr Hakima Djadouni.
Lecture analytique de la scène internationale actuelle.
À première vue, le dirigeant des États désunis semble adopter les politiques du courant sioniste israélien, dans un contexte marqué par une longue histoire d’invasions et de guerres contre les pays voisins. S’est-il imprégné du discours du Premier ministre d’Israël au Moyen-Orient au point de le reproduire selon le même schéma ? Israël s’est en effet distinguée par son agressivité envers son environnement régional, ce qui en a fait, historiquement, une source permanente d’instabilité pour ses voisins. Le Prophète Muhammad lui-même a évoqué les Juifs comme de mauvais voisins.
Ou bien la réalité est-elle plus profonde que cela ?
L’Amérique, qui a pratiqué ses politiques criminelles au Moyen-Orient pendant des décennies, semble aujourd’hui appliquer le même modèle en Amérique latine. Comme si elle avait dissimulé ses crimes et sa véritable nature derrière une façade sioniste israélienne, présentant cette dernière comme l’acteur direct, tandis que l’Amérique dirigeait la guerre sale depuis les coulisses.
Lorsque l’Amérique a tenté de reproduire cette recette hors du Moyen-Orient, elle a cette fois perdu l’élément du camouflage. La main qui gérait le chaos au nom des autres est alors apparue au grand jour. Le masque est tombé, et ce qui était dissimulé s’est révélé. Même comportement, même agression, même résultat. La seule différence réside dans la levée du voile : Israël n’assume plus seule le rôle du « méchant officiel ».
Pendant des années, l’Amérique a joué le rôle de prédicateur universel : protection du monde, diffusion de la paix, chute des tyrans, faire la leçon au monde sur la démocratie, distribution de leçons de droit international, de droits de l’homme, de droits de l’enfant, en s’appuyant sur l’Organisation mondiale de la santé et les Nations unies. Une longue liste de valeurs, utilisées avec précision lorsque les intérêts américains l’exigeaient.
Lorsque l’équilibre politique s’est modifié, les organisations ont été humiliées, les lois piétinées, et les droits de l’homme jetés à la poubelle. La puissance, semble-t-il, n’a pas besoin de lois, mais de la propagande qui soutient et justifie tout, comme si elle n’avait jamais prétendu être une référence morale ou juridique.
Jusqu’où l’Amérique est-elle arrivée ?
À l’illusion de la puissance.
L’Amérique est-elle forte ? Oui et non. Forte par elle-même : non. Forte par ses alliés : oui.
Trente à quarante pays alliés avancent avec elle « sous l’eau », frappent avec elle et se taisent avec elle. Même les avions qui « combattent en son nom » et les frappes militaires qui lui sont attribuées, si l’on les comptabilisait avec précision, révéleraient une part américaine réduite, le reste étant emprunté à des alliés fidèles, afin de présenter le rôle américain comme une façade de commandement plus ferme et plus directe.
Ce que nous observons aujourd’hui, c’est la pieuvre américaine et ses multiples tentacules : la France, l’Italie, l’Allemagne, l’OTAN, le Canada, l’Occident et les pays du Golfe. Des alliances qui apparaissent et disparaissent, avancent et reculent, selon les exigences de la gestion du conflit, non de sa résolution.
La question qui épuise la conscience mondiale demeure :
Pourquoi la position américaine a-t-elle été absente face à la guerre en Palestine ?
Pourquoi les massacres n’ont-ils pas été condamnés ?
Pourquoi les civils ont-ils été abandonnés à leur sort ?
La réponse, selon cette lecture, est que ceux qui mènent réellement la guerre sont les États désunis et leurs alliés, avec des outils différents et sous des noms multiples. Comment une puissance pourrait-elle bombarder des positions gérées par son propre système militaire ?
Les Juifs, par nature, ne combattent pas ; ils sont lâches. Attendiez-vous alors que l’Amérique bombarde ses alliés et son armée en Palestine ?
Voilà pourquoi le silence s’est imposé, voilà pourquoi la position a disparu : la scène ne relevait pas d’un conflit extérieur, mais de l’extension d’un seul et même système, celui d’une Amérique qui combat sous des masques multiples.

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